INTERVENTION JEAN MALLOT
INTERVENTION DE JEAN MALLOT SUR LA PROPOSITION DE LOI SUR LE FINANCEMENT DES COMITES D’ENTREPRISE
M. Jean Mallot. Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, monsieur le président de la commission, mes chers collègues, la proposition de loi que nous examinons ce matin, sur le financement des comités d’entreprise, est en quelque sorte la porte de sortie, supposée honorable, sur laquelle l’UMP et le Nouveau Centre semblent s’être mis d’accord pour s’extraire du guêpier dans lequel ils se sont mis il y a quelques mois en constituant une commission d’enquête sur le financement du dialogue social.
M. André Santini. Quel poète !
M. Jean Mallot. Les travaux de cette commission d’enquête, alors qu’une mission d’information aurait été plus adaptée, se sont déroulés à huis clos, sur décision de son bureau, exclusivement composé de membres de l’UMP et du Nouveau Centre,…
M. Richard Mallié. Et pour cause : vous avez refusé d’y participer !
M. Jean Mallot. …ce qui ne pouvait qu’ajouter à l’ambiance de suspicion enveloppant la démarche depuis l’origine.
Il suffit, pour percevoir cette ambiance, de relire l’exposé des motifs de la résolution visant à créer la commission d’enquête. L’objet était devenu, sous l’impulsion de M. Vercamer, qui avait un peu recadré les choses au Nouveau Centre, d’étudier « les mécanismes de financement des organisations syndicales d’employeurs et de salariés ».
Le rapporteur, M. Perruchot, ayant présenté ses analyses, conclusions et préconisations, les membres de la commission d’enquête appartenant au groupe SRC, dont je faisais partie, ont constaté que ce projet de rapport était déséquilibré : il s’intéressait surtout aux modalités de financement des organisations syndicales de salariés et aurait mérité un travail complémentaire sur les organisations d’employeurs.
M. Richard Mallié. Vous ne l’avez même pas lu !
M. Jean Mallot. De fait, sur les vingt-neuf propositions formulées, une seule s’intéressait vraiment aux organisations d’employeurs.
M. Nicolas Perruchot, rapporteur. C’est faux !
M. Jean Mallot. Une seule : la vingt-neuvième.
M. Nicolas Perruchot, rapporteur. Et les sept premières ?
Mme la présidente. Seul M. Mallot a la parole !
M. Jean Mallot. Nous en avons conclu qu’il nous était impossible de voter l’adoption d’un tel rapport. Tout le monde l’a d’ailleurs bien compris, que ce soient les organisations syndicales, le public, ou nos collègues de bonne foi.
Plus surprenante a été l’attitude des députés UMP de la commission d’enquête, qui ont manœuvré, manifestement sur instruction de leur président de groupe, pour que le rapport soit rejeté. Ce n’est pas M. Perruchot qui me contredira ; il a dit lui-même que leur abstention, injustifiée, avait abouti à ce rejet et donc à l’impossibilité juridique de publier le rapport – conséquence que les députés UMP ne pouvaient ignorer.
J’espère que le président Mallié me donnera acte que je lui avais fait préciser, avant le vote, que nous votions bien sur le rapport et non sur sa publication. Que chacun assume ses responsabilités !
Toujours est-il que, de même que son rapport s’intéressait surtout au financement des organisations syndicales de salariés, la présente démarche du rapporteur porte, de façon partiale, sur les comités d’entreprise en s’appuyant sur quelques cas isolés, mais fortement médiatisés. D’où cette proposition de loi sur le financement des comités d’entreprise.
La proposition initiale comportait quatre articles : les trois premiers visaient à établir l’obligation pour les comités d’entreprise de certifier et de publier leurs comptes annuels lorsque leurs ressources sont supérieures à 230 000 euros, et le quatrième à mettre en place une procédure d’appel à la concurrence lorsque le comité d’entreprise a besoin de réaliser des travaux ou d’acheter des fournitures au-delà d’un certain montant.
M. Pascal Brindeau. C’est le bon sens !
M. Richard Mallié. Certes, tout le monde en conviendra, la mise en concurrence est une méthode courante pour obtenir des fournitures ou des prestations au meilleur prix.
M. Jean Dionis du Séjour. Ah !
M. Jean Mallot. Pour autant, comme M. Mallié l’a dit lui-même, l’obligation pour des organismes privés de recourir systématiquement à des procédures d’appel à la concurrence qui rappellent celles relatives aux marchés publics n’est pas à justifier juridiquement – c’est d’ailleurs impossible.
Cette proposition de loi a été largement réécrite en commission. Elle comporte désormais huit articles, et les modifications apportées nous amènent à reconsidérer notre position sur ce texte. En effet, comme nous l’avons exprimé à plusieurs reprises – tous les partenaires sociaux concordent d’ailleurs sur ce point –, nous sommes favorables à la certification et à la publication des comptes annuels des comités d’entreprise d’une certaine importance, mais la réécriture de la proposition de loi a amené des dispositions très contestables.
Comme je l’ai dit, l’objectif annoncé de cette proposition était de créer une obligation de certification des comptes des comités d’entreprise.
Dans le droit positif, les organisations syndicales ont l’obligation de publier leurs comptes annuels et de les faire certifier par un commissaire aux comptes, conformément aux dispositions des articles L. 2135-1 et D. 2135-1 du code du travail.
En revanche, les comités d’entreprise sont seulement tenus d’établir un compte rendu annuel détaillé de leur gestion financière, indiquant le montant des ressources, des dépenses de fonctionnement ainsi que des dépenses affectées aux activités sociales et culturelles. La loi prévoit que ce compte rendu est porté à la connaissance des salariés par voie d’affichage.
L’ancien article R. 432-4 du code du travail précisait que les comptes des comités d’entreprise devaient être éventuellement approuvés par le commissaire aux comptes de l’entreprise. Lors des travaux de recodification du code du travail, le mot « éventuellement » a disparu, si bien que, dans le droit positif, l’article R. 2323-37 précise que « le bilan établi par le comité est approuvé par le commissaire aux comptes mentionné à l’article L. 2323-8 », c’est-à-dire le commissaire aux comptes de l’employeur.
L’indicatif vaut impératif, et cette obligation est au surplus prévue dans la partie réglementaire du code du travail. Mais il est rapidement apparu que l’obligation d’approbation par le commissaire aux comptes de l’entreprise était, par son caractère général, totalement inappropriée à la diversité des comités d’entreprise, notamment en termes de taille et de volet financier de leur bilan.
C’est ainsi que dès le 7 février 2011, par une démarche commune auprès du ministre du travail, les syndicats CGT, CFDT, CFTC et CGC alertaient les pouvoirs publics sur cette difficulté et demandaient l’organisation d’une rencontre pour y remédier. Dans leur lettre, les organisations syndicales soulevaient les problèmes posés par la nouvelle rédaction de l’article R. 2323-37 : premièrement, un précédent avait été créé en imposant un commissaire aux comptes à une personnalité civile qui devrait avoir le libre choix de son commissaire ; deuxièmement, l’extrême diversité des comités d’entreprise – dont une grande majorité ne gère que quelques milliers d’euros – privait de tout sens le recours à un commissaire aux comptes ; troisièmement, il y avait nécessité de préciser l’organe dirigeant chargé d’arrêter les comptes.
La réponse du ministre du travail à cette question, pourtant urgente, n’est intervenue que le 22 novembre 2011, soit plus de neuf mois après la démarche. Le courrier est très lent… Dans sa réponse, qu’il pourra nous confirmer, le ministre écrit : « Nous partageons tous le constat que les dispositions actuelles du code du travail ne peuvent être convenablement appliquées, notamment en ce qui concerne le rôle du commissaire aux comptes. C’est pourquoi j’ai demandé au directeur général du travail de mettre en place un groupe de travail sur ce sujet afin d’aboutir à une modification de la réglementation applicable dans les meilleurs délais. » Ce groupe de travail a effectivement été constitué et rassemble, autour de l’administration, les partenaires sociaux et les représentants nationaux des commissaires aux comptes. Une nouvelle réunion de travail est intervenue pas plus tard que ce mardi.
C’est dans ce contexte que vous avez inscrit la présente proposition de loi à notre ordre du jour. Cette initiative, chers collègues du Nouveau Centre, pose à l’évidence un problème d’opportunité dès lors que l’adoption de ce texte aboutirait à court-circuiter les partenaires sociaux et, au surplus, à modifier par voie législative une disposition réglementaire du code du travail.
Le président de la commission des affaires sociales a organisé des auditions des partenaires sociaux, conformément au protocole spécifique qui régit nos travaux : chacun a pu mesurer alors la surprise, pour ne pas dire plus, de tous les responsables entendus qui, à l’unisson, organisations patronales et de salariés, ont évoqué le travail en cours pour s’étonner de cette démarche législative. Nous nous associons totalement à leur protestation. Il existe manifestement un consensus pour aboutir à une solution commune à l’issue de la concertation en cours. L’objectif est partagé et la concertation présente l’avantage de rechercher de manière pragmatique des solutions adaptées à la diversité, notamment par leur taille, des comités d’entreprise.
Le passage en force législatif d’aujourd’hui ne peut être regardé que comme une marque de défiance vis-à-vis des partenaires sociaux, pourtant pleinement engagés dans ce travail. Si l’objectif était bien de parvenir à une obligation de certification des comptes, la sagesse aurait été alors de retirer cette proposition de loi et de laisser la concertation aller à son terme. Mais, chers collègues du Nouveau Centre et de l’UMP, vous en avez décidé autrement et, à la lecture du texte issu des travaux en commission, on comprend pourquoi, et là est le cœur du débat : l’objectif n’est manifestement plus uniquement la certification des comptes mais bien, au-delà de cela, de marquer une suspicion vis-à-vis des comités d’entreprise.
Ainsi, à l’article 1er, vous décidez que les comptes seront arrêtés par le secrétaire du comité d’entreprise et par son président, c’est-à-dire l’employeur. Vous dépassez ainsi l’objectif de transparence et de publicité des comptes en modifiant les équilibres de pouvoir prévus par la loi au risque de changer la nature même des comités d’entreprise et de remettre en cause leur indépendance. Rechercher la transparence est une chose ; modifier les pouvoirs en est une autre. L’arrêté des comptes ne doit rester que de la responsabilité du trésorier et du secrétaire, et certainement pas de l’employeur. J’observe que les organisations patronales ne sont en rien demandeuses d’une telle évolution, qui résulte uniquement de votre méfiance manifeste à l’égard des organisations syndicales de salariés.
La suspicion se manifeste encore dans votre article 4, qui oblige le comité d’entreprise à recourir à une procédure d’appel à concurrence pour les marchés de travaux supérieurs à 15 000 euros et pour les achats supérieurs à 7 200 euros. Faut-il rappeler que les comités d’entreprise sont des personnes morales de droit privé, gérées par un organe délibérant et soumises aux mêmes contrôles juridictionnels que les sociétés ou les associations ? Cette procédure d’appel à concurrence n’existant pas à l’heure actuelle, vous contournez l’obstacle en renvoyant sa définition à un décret.
La suspicion se révèle à nouveau dans l’article 5, lequel impose la communication sans délai à l’employeur de toute observation de l’autorité administrative.
Le bouquet final, pourrait-on dire, est à l’article 6, qui précise que : « Le comité d’entreprise exerce exclusivement les attributions qu’il tient de la loi. » Ou bien c’est une évidence, auquel cas cet article n’a rien à faire dans la proposition de loi, ou bien vous avez des idées derrière la tête et il serait bon de les expliciter. L’inscription dans le code du travail d’une telle précision serait une énigme, sauf si on constate que sa seule utilité serait de pouvoir remettre en cause l’état de la jurisprudence qui, au fil des décennies, a précisé le domaine d’intervention des comités d’entreprise.
J’observe que toutes ces innovations qui affectent les comités d’entreprise sont proposées sans même que les partenaires sociaux n’aient été consultés sur leur contenu puisque ceux-ci sont intervenus après les consultations en commission – monsieur le président Méhaignerie, vous vous en souvenez. Prenant connaissance de ces nouvelles dispositions, la CGT, la CFDT et la CGC ont protesté dans un communiqué commun, le 25 janvier 2012.
Nous sommes ainsi partis d’un objectif partagé, celui de la certification et de la transparence, pour arriver à une proposition de loi qui bafoue la démocratie sociale (Exclamations sur les bancs du groupe UMP) et impose un texte totalement déséquilibré. Nous sommes favorables à la certification des comptes et à la transparence financière,…
M. Jean-Luc Préel. Bravo ! C’est déjà ça !
M. Jean Mallot. … nous respectons les partenaires sociaux : le consensus était possible. Mais nous ne pouvons aujourd’hui que constater les dégâts de votre démarche,…
M. Jean-Luc Préel. Il est urgent de ne rien faire !
M. Roland Muzeau. C’est l’hôpital qui se fout de la charité !
M. Jean Mallot. …et notre désaccord à la fois sur la forme et sur le fond.
En conséquence, sous réserve de ce qui résultera de la discussion des amendements, nous voterons contre cette proposition de loi dans le texte issu des travaux de la commission des affaires sociales.
M. Jean Dionis du Séjour. Un coup à droite, un coup à gauche !
Plusieurs députés des groupes NC et UMP. C’est tout Hollande !
Mme la présidente. Du calme !
M. Jean Mallot. Il est vrai que le rapporteur, M. Perruchot, a exprimé clairement le peu d’estime qu’il accorde au dialogue social dans une interview qu’il a accordé au Figaro mardi, à propos des discussions en cours : « On sait très bien qu’il ne se passera pas grand-chose dans le cadre de simples concertations à l’abri des regards indiscrets ». Et d’évoquer ensuite des « dérives qui sont manifestes ». Ce matin encore, à la radio, il parlait de « malversations financières ».
M. Nicolas Perruchot, rapporteur. Ce n’est pas moi qui le dis, mais la Cour des comptes !
M. Jean Mallot. Cher collègue, si vous avez connaissance de dérives, ce n’est pas le Parlement qu’il faut saisir, c’est la justice ! Et si elle est déjà saisie, laissez-la faire son travail. Relisez votre rapport, monsieur Perruchot : il s’ouvre sur un hymne à la démocratie sociale, mais votre démarche la foule au pied ! Vous voulez passer en force avec un texte qui, saisissant l’occasion, en profite pour dénaturer une des institutions majeures de notre vie sociale, les comités d’entreprise, en remettant en cause leur indépendance vis-à-vis de l’employeur. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas le voter en l’état. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
M. Nicolas Perruchot, rapporteur. Ce n’est pas moi qui le dis, mais la Cour des comptes !
M. Jean Mallot. Cher collègue, si vous avez connaissance de dérives, ce n’est pas le Parlement qu’il faut saisir, c’est la justice ! Et si elle est déjà saisie, laissez-la faire son travail. Relisez votre rapport, monsieur Perruchot : il s’ouvre sur un hymne à la démocratie sociale, mais votre démarche la foule au pied ! Vous voulez passer en force avec un texte qui, saisissant l’occasion, en profite pour dénaturer une des institutions majeures de notre vie sociale, les comités d’entreprise, en remettant en cause leur indépendance vis-à-vis de l’employeur. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas le voter en l’état. (Applaudissements sur les bancs des groupes SRC et GDR.)
INTERVENTION JEAN MALLOT
Pôle Emploi ne risque pas le chômage technique
Pôle Emploi ne risque pas le chômage technique
Le ministre du travail, Xavier Bertrand a présenté ce mercredi la feuille de route de Pôle Emploi en Conseil des ministres. La réduction du nombre de postes combinée à l’augmentation du nombre de chômeurs met Pôle Emploi à l’abri de tout chômage technique. C’est plutôt le burn-out qui guette ses agents.
Depuis la création de Pôle Emploi, à la suite de la fusion entre l’ANPE et les Assedic, les conditions de travail des agents n'ont cessé de se dégrader tout comme la qualité des prestations délivrées aux demandeurs d’emplois. Avec un million de chômeurs en plus depuis 2007, et un taux de chômage des jeunes de plus de 23% (deux fois plus que la moyenne nationale), la politique de l’emploi et la lutte contre le chômage devraient être une priorité pour le gouvernement. Au lieu de cela, la droite ne cesse de les détricoter. Pas étonnant, pour un gouvernement qui considère les chômeurs comme responsables de leur situation, des assistés, «des cancers de la société», selon les propres termes du Secrétaire d’Etat Laurent Wauquiez.
Avec près de 200 demandeurs d’emploi par agent, contre 60 prévus lors de la création de Pôle Emploi, les agents sont dans l’incapacité de proposer un accompagnement personnalisé aux demandeurs d’emploi. En 10 ans, les crédits de la politique pour l’emploi ont été réduits de 6,6 milliards (40% du total). La rallonge de 400 millions annoncée la semaine dernière fait bien pâle figure !
Faire, défaire, refaire, permet peut-être d’occuper l’espace médiatique mais ne peut tenir lieu de politique. On ne peut pas jouer de manière politicienne avec 4,4 millions de personnes au chômage ou en situation de sous-emploi.
François Hollande a mis la justice au cur de son projet. La première priorité pour restaurer la justice est de permettre à chacun de vivre dans des conditions décentes grâce à son travail. Non seulement Pôle Emploi doit avoir les moyens de prendre en charge correctement les demandeurs d’emploi, mais surtout une politique offensive de création d’emplois doit être engagée, elle passera par la ré-industrialisation du pays, par le soutien aux petites et moyennes entreprises qui sont les principaux créateurs d’emplois en France, et par un véritable effort en direction des jeunes premières victimes de la crise qui bénéficieront des contrats de génération et des emplois d’avenir dans le secteur associatif.
L'UMP invente "le devoir de grève"
Communiqué de Daniel GOLDBERG
Le débat de la nuit dernière sur le droit de grève dans le secteur aérien a abouti à un nouveau durcissement des conditions de son exercice en imposant un délai de 48 heures que le salarié doit signifier à l'employeur pour cesser le travail.
Plus grave encore, les députés de la majorité ont introduit dans la loi le « devoir de grève » en imposant un délai de prévenance de 24 heures... avant de pouvoir reprendre le travail !
Ainsi un salarié gréviste le lundi et qui souhaite reprendre le travail le jour même ne pourra le faire. Y compris en cas d'accord de fin de conflit, il devra attendre 24 heures, non payées, pour avoir la possibilité de reprendre son poste.
Alors que le transport aérien n'est pas une mission de service public, plusieurs dispositions de ce texte mal écrit semblent inconstitutionnelles au vu des limites posées par le Conseil constitutionnel lors de l'examen du texte du 21 août 2007 sur le droit de grève dans les transports terrestres.
Les amendements votés cette nuit, limités pour l'instant au transport aérien, sont un cheval de Troie que l'UMP veut introduire pour s'attaquer ultérieurement au droit de grève dans tous les secteurs économiques.
En restreignant le droit de grève, le gouvernement ne cherche pas à prévenir les conflits, mais à empêcher les salariés d'utiliser ce droit constitutionnel. Cette loi, à portée essentiellement médiatique, n'entraînera pas d'amélioration durable pour les usagers du transport aérien.









